Sublimons nos traumatismes, ayons le courage de choisir la vie

Chacun d’entre nous a survécu à des traumatismes. Chacun d’entre nous a mis en place des stratégies pour y faire face. Petits, grands traumatismes, ce sont des données extérieures. On vit un traumatisme de l’intérieur, si on a vécu une expérience comme traumatisante, alors on en a été traumatisé. Peu importe que l’expérience semble insignifiante par rapport à une autre, à notre échelle, ça a été important. Et c’est aussi quelque chose qui nous relie tous, en tant qu’humains. On a tous vécu quelque chose de difficile, de blessant, humiliant. On y a survécu puisqu’on est en vie.

Partant de ce constat, il me semble primordial de parler autour de nous de nos traumatismes. Pas forcément n’importe comment et à n’importe qui, n’importe quand. Extérioriser, raconter son histoire, donner sens à ses traumatismes me semblent être des attitudes de courage et de paix. C’est si facile de chercher à se venger et reproduire le traumatisme chez l’autre. Alors que le reconnaitre en soi, en parler et choisir la vie, c’est loin d’être facile ! C’est certainement le travail de toute une vie…

Et puis comment être violent envers quelqu’un dont on connait le traumatisme, et qui nous inspire la compassion ? On ne peut que connecter nos blessures entre elles, ce qui nous unit en tant qu’êtres humains, ce qui peut nous enrichir et nous renforcer. Nous pouvons nous enrichir des histoires des autres, partager les apprentissages que nos blessures nous ont appris. Chacun possède une forme d’impureté qu’il peut sublimer en perle unique. Chacun sait mettre de la couleur dans sa vie, et cette couleur ressort d’autant mieux qu’elle contraste avec les parties sombres de son histoire.

J’aimerais que chacun puisse être libre de parler de soi, son histoire, son passé, ses habitudes, sans craindre de représailles.

J’aimerais que chacun puisse reconnaitre la souffrance en lui-même sans s’en sentir prisonnier, mais simplement comme quelque chose de naturel, de transitoire, comme une opportunité pour se connecter à soi et aux autres.

J’aimerais que chacun puisse reconnaitre la souffrance des autres sans en avoir peur ou en être accablé, mais comme une part universelle qui nous relie tous, comme un moyen de se connecter aux autres.

J’aimerais que chacun puisse choisir de se libérer de ses blessures, et ne pas les perpétuer, ne pas se venger et répandre la violence qui l’a blessé.

La violence, ce n’est pas que tuer ! La violence, c’est aussi polluer, intimider, punir, dominer, maintenir des systèmes rigides, maintenir des inégalités, faire pression, manipuler, exploiter. La violence, c’est aussi mal se parler, mal se respecter, s’enfermer, rester piégé dans ses automatismes, ne pas accéder à soi-même, ne pas évoluer, se conformer.

Il est à notre portée de briser la logique de la violence qui attire la violence. Il est à notre portée d’avoir le courage de s’accepter imparfait, souffrant. Il est à notre portée d’accepter l’autre imparfait, souffrant. Il est à notre portée de nous connecter à notre humanité et à l’humanité de chacun.


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Isabelle,
Expérimentatrice enthousiaste des arts visuels.
Mais pas que.

2 commentaires sur “Sublimons nos traumatismes, ayons le courage de choisir la vie

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