Un renouveau coloré après une souffrance grise ?

Un renouveau…

Un pion parmi d’autres. Un soldat de l’armée anonyme. Une petite fourmi interchangeable au service de la fourmilière. Voilà ce que ressentent beaucoup de nos contemporains. Devoir gommer tout ce qui fait de nous un être humain, tout ce qui ressemble de près ou de loin à de l’imperfection, de la passivité, de la paresse. Rentrer dans un moule bien lisse, sans aspérité, sans originalité. Un moule gris. Nous devenons des machines.

Lorsque ceci est trop difficile à vivre, nous pouvons aussi être tentés de nous démarquer en démontrant une soi-disante supériorité. « Non, je mérite mieux que ça, je vais donc écraser d’autres pour le prouver ». Échec. C’est impossible de passer par cette voie pour sortir du problème initial. On ne fait que renforcer l’oppression des cases, des boites bien lisses en les utilisant comme instrument au service de son pouvoir. Et finalement, on finit par se nuire à soi-même en s’en rendant dépendant.

On peut être tenté de se résigner, d’abandonner toute forme de lutte. On se conforme à cette idée de boite grise, à cette fonction de pion. On en perd notre humanité, on se coupe de notre joie de vivre, notre élan vital. On peut devenir très peureux, très triste, ou même colérique par moments.

 

Le renouveau nécessaire…

Notre civilisation nous a déshumanisés. En érigeant la sur-performance comme vertu, elle nous a épuisés. En ne tolérant que peu de déviance par rapport à une norme inatteignable, elle nous a poussés à renier une partie de nous-mêmes. En nous poussant à faire toujours plus, posséder toujours plus, en un temps toujours plus court, elle nous a entrainés dans une compétition sans fin contre tous les autres, contre nous-mêmes et contre la nature.

Sans fin ? non pas vraiment, la fin viendra quand la nature sera épuisée et reprendra ses droits sur les vaniteux êtres humains qui ont essayé de l’exploiter, oubliant qu’ils n’étaient qu’un avec elle. Et tout ceci a déjà commencé depuis longtemps. Ce qu’on appelle « maladies de civilisation » (cancers, Alzheimer, dépression, arthrose, obésité, diabète, etc.) ne sont à mes yeux que des formes d’auto-régulation naturelle. L’être humain a déséquilibré la nature, sa nature. Voilà les conséquences. Et ces conséquences, les maladies, peuvent nous faire prendre conscience du déséquilibre, pour le corriger.

Et là ce n’est pas gagné d’avance. Soit notre civilisation s’adapte à cette nouvelle donnée, cette nouvelle priorité pour sa propre conservation. Et auquel cas, on peut faire un pas vers une correction du déséquilibre. Soit notre civilisation échoue à le corriger, et cette civilisation périra. Une autre renaitra peut-être, mais pas nécessairement.


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Isabelle,
Expérimentatrice enthousiaste des arts visuels.
Mais pas que.

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