Remuer le passé ou non ?

En ce moment, je vais de prises de conscience en prises de conscience. Sur de nombreux sujets. C’est un petit peu le bazar, un gros chantier dans mon esprit.

Et je ne suis pas à l’aise avec ce processus. Parce que pour certains c’est important de revivre son passé pour s’en libérer. Et pour d’autres, ça ne sert à rien de remuer ce qui n’est plus là, le passé c’est le passé.

Je suis assez partagée. Bien sûr que le passé est le passé, qui pourrait nier une tautologie pareille ?

Comment par contre s’en libérer et mettre en évidence ses propres automatismes sans revisiter son histoire ? Comment prendre conscience de ce qui nous freine, de nos schémas, de nos croyances qui nous limitent sans se pencher un minimum sur leur origine ?

J’ai été longtemps adepte du courant plutôt comportementaliste de la psychologie : change ton comportement et le reste (émotions et pensées) changera. Je n’en suis plus si sûre.

Car si l’on ne comprend pas d’où vient ce comportement, comment le changer en profondeur ? Ça pourra être superficiel, comme un rôle appris, comme un acteur qui surjoue son personnage. On remplace un automatisme de survie par un autre, plus adapté socialement.

Bof… Je n’ai pas spécialement envie d’apprendre aucun rôle ni aucun personnage pour jouer dans ma vie. Faire semblant, pour tromper qui ?

Ça sonne faux. J’en ai rencontré des tas, des personnes qui surjouaient leur rôle (un rôle professionnel, un rôle amical, etc.). Le mouvement que j’ai toujours eu est un mouvement de recul. Ces gens-là repoussent par leur malhonnêteté. Qu’on en soit conscient ou non, chacun de nous perçoit cette dissonance chez les autres.

Car oui, il y a une forme d’honnêteté envers soi et les autres à savoir ce qu’on fait et surtout pourquoi on le fait. Agit-on par réaction à une peur ou au contraire dans un élan de joie ? Ça pourrait être le même comportement et pourtant cela n’a rien à voir. On peut par exemple donner parce qu’on se sent coupable (peur du jugement) ou donner parce qu’on a plaisir à offrir. Ça n’a pas du tout la même signification et ça se sent intuitivement.

Être au moins lucide lorsqu’on a peur et qu’on agit à partir de cette peur me semble indispensable. Et se reconnecter à cette peur qui nous habite tous n’est pas agréable.

Permettre aux peurs anciennes de ressurgir, les accepter pour ce qu’elles sont : des mécanismes de défense qui nous sauvent constamment la vie. C’est juste que parfois notre vie n’est pas vraiment en danger, ce sont des peurs anciennes qui embrouillent tout. Alors les connaitre, les reconnaitre, c’est un pas vers plus de discernement dans le présent.

Croire que l’être humain est un être logique et rationnel est une belle erreur. Personne ne fait des choix basés sur une logique rationnelle. Personne. Et c’est complètement normal d’avoir peur !

 

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Tête sur fond violet avec texte surcarte de voeux


Isabelle,
Expérimentatrice enthousiaste des arts visuels.
Mais pas que.

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