Les multiples bénéfices de l’auto-compassion

deux silhouettes s'enbrassement devant un coeur

La compassion, qu’est-ce que c’est ?

La compassion fait sens lorsqu’il y a de la souffrance chez l’autre. Étymologiquement, cela veut dire « souffrir avec ».

Lorsqu’un proche souffre, la compassion nous incite à comprendre cette souffrance, l’accepter comme étant humaine, car nous souffrons également. Et puis la compassion nous aide à entrer en contact avec l’autre, le réconforter, l’aider dans ses tourments.

La compassion nous relie à l’autre en nous permettant d’accepter cette part de souffrance chez soi et chez l’autre, cette forme d’humanité qui nous est commune.

La compassion c’est aussi une forme de gentillesse envers l’autre. On cherche à le réconforter, à remettre une situation en perspective, avec un champ de vision plus large que la focalisation sur le négatif. On cherche à lui rappeler qu’on l’aime et qu’on l’accepte de façon inconditionnelle, même s’il n’est pas parfait, même s’il fait des erreurs. Aucun être humain n’est parfait.

La compassion, ça n’est pas la pitié. La pitié n’est qu’une forme de domination et de rejet déguisés. Lorsqu’on prend quelqu’un en pitié, on le place dans le rôle de victime impuissante et entièrement dépendante de soi.

 

L’auto-compassion, qu’est-ce que c’est ?

L’auto-compassion, c’est se parler comme on parlerait à un ami pour le réconforter, pour l’aider, pour lui dire qu’on comprend sa peine.

L’auto-compassion n’est pas de la complaisance envers soi-même, ou une forme de lâcheté. Ce n’est pas se chercher des excuses pour finalement refuser d’accepter sa responsabilité, son erreur ou sa souffrance dans ce qu’on a vécu.

L’auto-compassion, c’est déjà reconnaitre que l’on souffre, que l’on a un problème. Dire « oui » à ce que l’on vit. « Oui, j’ai une difficulté, et j’en souffre. »

C’est ensuite se parler intérieurement comme on parlerait à cet ami que l’on réconforte avec compassion, avec gentillesse. Sans tomber dans la complaisance qui est une forme de déni.

On est souvent trop rapidement enclin à se critiquer soi-même avec beaucoup de véhémence et de rigidité. « Je suis vraiment trop nul », « J’aurais dû faire ça », « J’y arriverai jamais », « Pourquoi ça n’arrive qu’à moi ? », etc.

Ce genre de discours intérieur est à l’opposé de l’auto-compassion. Il ne s’agit pas de nier ou  refouler ce genre de pensées, car ce qui est refoulé finit toujours par s’amplifier. Simplement reconnaitre que ce critique interne est là, en soi.

Heureusement, ça n’est pas la seule voix interne. Et accepter cette voix permet de mieux entendre les autres. Celles qui disent par exemple : « Ce que je vis est difficile », « J’ai besoin de réconfort », « J’ai fait du mieux que j’ai pu », « Je suis déçu », etc.

En réalité, l’auto-compassion demande beaucoup de courage : le courage d’être honnête envers soi, d’accepter son imperfection humaine et le courage continuer à agir malgré ses erreurs.

 

Ce qu’apporte l’auto-compassion

L’auto-compassion nous rend plus humain. Par sa pratique, nous apprenons à nous accepter tel que nous sommes, dans notre parfait imperfection, ce qui caractérise la condition humaine.

L’auto-compassion nous rend plus aimant. Nous apprenons à nous aimer et aimer les autres de façon inconditionnelle.

L’auto-compassion permet d’être plus heureux. Parce qu’elle est un levier puissant à la connexion avec soi et avec les autres. Et nous avons tous besoin de ses connexions pour être heureux.

 


Isabelle,
Expérimentatrice enthousiaste des arts visuels.
Mais pas que.

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