La fascinante complexité du vivant

La fascinante complexité du vivant, au-delà des catégorisations binaires

Il parait…

Il paraît qu’on est matérialiste ou spirituel. Rationnel ou imaginatif. Scientifique ou artiste. Cerveau gauche ou cerveau droit. Réaliste ou haut perché. Raisonnable ou intuitif. Logique ou émotif. Calculateur ou instinctif.

Il paraît qu’on est optimiste ou pessimiste. Ouvert ou routinier. Curieux ou casanier. Orienté solution ou orienté problème. Nomade ou sédentaire. Aimant les défis ou aimant les habitudes. Prêt au changement ou confortable dans ses quartiers.

Il paraît qu’on est actif ou passif. Explorateur ou enraciné. Guerrier ou conseiller. Dirigeant ou exécutant. Dominant ou dominé. Dans le pouvoir ou l’abnégation. Violent ou pacifique. Extraverti ou introverti. En lutte ou en fuite.

Il paraît qu’on est courageux ou lâche. Téméraire ou prudent. Vaillant ou réservé. Aventurier ou modéré. Fort ou faible. Puissant ou vulnérable. Infaillible ou influençable. Persévérant ou déserteur. Indigné ou résigné.

Il paraît qu’on est sain d’esprit ou fou. Stable ou déséquilibré. Normal ou anormal. De sang froid ou imprévisible. Adapté ou inadapté. Sain ou pathologique. Digne ou dangereux. Humain ou bestial. Calme ou tourmenté.

Il paraît qu’on est gentil ou méchant. Altruiste ou égoïste. Collaboratif ou esclavagiste. Pour le bien ou le mal. Pour la paix ou la guerre. Pour l’harmonie ou la destruction. Doux ou violent. Pour l’amour ou la haine. Pour l’égalité ou la domination.

Il paraît qu’on est intelligent ou stupide. Malin ou idiot. Rusé ou berné. Pensant à tout ou à rien. Avec une tête bien faite ou non. Bon ou mauvais à l’école. Doué ou imbécile. Fortiche ou nul. Crack ou cancre.

Il paraît qu’on est indépendant ou dépendant. Autonome ou assisté. N’ayant besoin de personne ou ne pouvant rien faire tout seul. Solitaire ou sociable. Comptant sur soi ou les autres. Aimant les sports individuels ou d’équipe.

Il paraît qu’on est dévergondé ou vertueux.

Il paraît qu’on est ouvert ou renfermé.

Il paraît qu’on est chaleureux ou froid.

Il paraît qu’on est arrogant ou modeste.

Il paraît qu’on est organisé ou décousu.

 

Eh bien…

Je suis tout ça à la fois. Et certainement que toi aussi.

 

Si notre existence était aussi binaire, je crois qu’on s’y ennuierait ferme. Le vivant est d’une fascinante complexité et on n’aura jamais assez d’une vie pour l’explorer.

Le vivant repose sur des apparentes oppositions qui se révèlent être de subtiles complémentarités. Le vivant est en mouvement perpétuel, mu par des tensions nombreuses et permanentes.

Nous avons tendance à oublier que nous sommes des êtres vivants, tant nous sommes entourés de machines. Nous avons parfois tendance à nous comparer à ces machines. Par exemple pour justifier un régime, nous sommes tentés de comparer notre corps à une machine qui reçoit des calories et produit des calories, en comptant puis soustrayant leur quantité. Quel modèle simpliste ! Nous sommes bien plus que ça ! Parfois nous faisons une comparaison entre notre cerveau et un ordinateur (et je l’ai fait ici). Pédagogiquement, ça peut être intéressant, mais ça s’arrête là.

 

La complexité, c’est ce qui rend la vie intéressante et fascinante. C’est ce qui fait que nous gagnons chaque jour en maturité. C’est ce qui nous rend capable d’évoluer selon nos expériences et notre conscience. C’est ce qui nous permet d’être en contact avec le réel et d’en prendre du recul.

 

Les catégories nous ont peut-être été utiles pour apprendre des choses quand nous étions enfants, mais ça n’est plus le cas. Devenus adultes, elles nous enferment en cloisonnant les concepts, les personnes, les comportements, les choses, le vivant.

 

Alors plutôt que de mettre des étiquettes hâtivement sur les comportements ou les personnes, il est plus réaliste d’appréhender au mieux leur subtile complexité. Surtout que tous les êtres humains sont persuadés d’être dans la « bonne » catégorie, d’être le « gentil ». Comment peut-on expliquer ce phénomène si on se cantonne à ses propres préjugés ? Si tout le monde était « gentil », il n’y aurait  de « méchant » pour personne…

Alors plutôt que d’étiqueter à la hâte un comportement, demandons-nous pourquoi, que justifie ce comportement. Quelles sont les motivations et les besoins sous-jacents ? Quelle valeur est défendue ? Quelle menace est perçue ? À quoi fait écho la situation ?

Ainsi nous serons plus en accord avec nous-mêmes.

 

Enfin… Il paraît que c’est vrai ou faux.

 

image abstraite, encres de couleurs et feutre noir


Isabelle,
Expérimentatrice enthousiaste des arts visuels.
Mais pas que.

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