Comment l’art a sauvé ma vie et pourquoi il peut t’aider toi aussi

Pourquoi je fais ce que je fais ? C’est une question qu’on m’a posée plusieurs fois. C’est tellement évident pour moi que je n’ai même pas pris la peine de l’expliquer ! Ah ! Classique erreur tragique de l’évidence.

J’ai une formation d’ingénieur et j’ai travaillé dans l’informatique à usage médical. A priori pas trop de rapport avec la pratique artistique. Au contraire, je dirais !

Comment l'art a sauvé ma vie et pourquoi il peut t'aider toi aussi

 

L’art sous toutes ses formes a toujours été pour moi (comme pour beaucoup) un contrepoids à la science et la technique. Comme une façon de prendre du recul face à des certitudes scientifiques (qui n’en sont pas vraiment) pour les remettre dans un contexte plus large.

C’est ainsi que pendant mes études, il y avait un temps pour la rigueur scientifique et un temps pour les bidouilles, approximations et créations artistiques.

 

Sauf qu’à une période de ma vie, je n’ai plus vraiment eu le temps de dessiner, peindre ou pratiquer des loisirs créatifs (ah les joies de la prépa). Rajoutons à ça des problèmes non réglés dans mes relations proches et un sentiment diffus de manque de sens à ma vie. Et on comprend facilement comment j’ai pu en arriver à la dépression. J’ai pas fait dans la dentelle non plus. Ça a été assez loin, ça a traîné en longueur. Bref, c’était pas des moments très agréables.

Mais heureusement, j’ai eu du temps à nouveau pour créer. Pas toujours l’envie, mais ça revenait par à-coups. Parfois je sentais que je retrouvais un peu de joie qui me manquait à cette époque.

 

C’est comme ça que j’ai décidé de me mettre sérieusement au dessin, à partir de 2006. J’ai appris les bases de l’anatomie, de la perspective, de la composition, de la théorie des couleurs. J’ai appris à mon rythme, au gré de mes envies et de mes capacités à fournir des efforts sur le moment.

Et puis les années sont passées. J’ai pu finir mes études d’ingénieur, avoir un job, puis un autre.

 

Et puis me rendre compte que ce n’était pas pour moi le travail à la chaîne en col blanc. Je crois bien que j’ai toujours eu soif de liberté, cette liberté de créer que je retrouve avec joie devant ma feuille. Attendre patiemment le weekend pour retrouver mes chers pinceaux, je n’en pouvais plus.

J’ai quitté le système. J’ai pris du temps pour créer, pour moi.

 

Et puis je me suis rendue compte que je n’étais pas la seule à m’essouffler dans une vie quotidienne qui manquait de joie et de sens. Combien sommes-nous à nous sentir piégés dans notre vie par un job, un crédit, des trajets interminables, des horaires à respecter, des obligations en tous genres ? Bien trop nombreux…

 

Je ne veux pas penser l’art comme une façon de fuir ses problèmes. Plutôt comme un moyen de faire un pas de côté pour revenir à l’essentiel : pourquoi est-ce que je fais ce que je fais ? Un instant pour s’autoriser à mettre sur pause sa vie et mieux l’apprécier. Se permettre de se faire plaisir uniquement pour se faire plaisir et pas dans un objectif de rentabilité ou d’optimisation du temps. Paradoxalement, c’est en décrochant de son train-train quotidien qu’on peut le reprendre en mains et l’améliorer.

Par exemple, si je fais un job, ce n’est pas parce que je n’ai pas le choix. C’est parce qu’il me permet d’avoir l’argent nécessaire pour me loger, me nourrir et que c’est important pour moi. Ça change tout. On ne subit plus ses obligations, on en fait le choix conscient et ce choix est modifiable à tout moment. Voilà l’essence même de la liberté.

 

En ce sens, une pratique artistique est une forme de méditation et permet de se recentrer sur soi, ses besoins, son corps. La différence principale, c’est que l’art s’appuie sur un support matériel et laisse donc une trace qui peut être utilisée ou non.

Travailler avec moi, c’est s’autoriser à prendre ces pauses ré-créatives pour cultiver la joie dans son quotidien. C’est une façon de prendre soin de soi en douceur. C’est aussi faire preuve de courage pour créer même si on a peur de rater. C’est clarifier ses idées et agir. C’est une belle preuve d’amitié pour soi-même !

Tu me rejoins dans le mouvement ?


Envie d'aller plus loin ?
Télécharge ton ebook gratuit et reste informé/e des nouveautés 9 astuces pour dépasser la peur de la page blanche



Isabelle,
Expérimentatrice enthousiaste des arts visuels.
Mais pas que.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *