La science, la religion et le reste

deux personnes se regardant et se jugeant

 

Ne vous y trompez pas, je respecte beaucoup le fait que certaines connaissances nous préservent de l’obscurantisme et de superstitions destructrices.

Il y a une flopée d’exemples de pratiques violentes auxquelles les connaissances scientifiques ont pu mettre fin. Et c’est tant mieux. J’ai moi-même une formation scientifique et je ne remets pas en cause l’intérêt de la science de façon générale.

 

Le problème est que toute chose a son côté sombre, et que le côté sombre de la connaissance scientifique, dans son extrême, c’est de se substituer au bon sens.

Ce bon gros sens commun qui vient de nos expériences quotidiennes et aussi d’une forme de recul critique sur les informations qui nous parviennent. Ce bon gros sens commun qui nous maintient liés au monde matériel.

 

Au nom de la science médicale on juge, on classe, on catégorise les personnes. On pointe leurs failles.

Je prendrai dans cet article l’exemple de la science médicale, mais cela fonctionne aussi avec d’autres disciplines.

 

Des catégorisations parfois dignes d’un quiz de magazine féminin. Avec des raccourcis pris rapidement entre les corrélations des études.

C’est comme cela qu’on se retrouve avec des titres d’articles de type : si tu fais ça, c’est que tu es ci. Remplacez le « ça » et le « ci » selon le contexte.

Le dernier titre que j’ai lu était quelque chose comme « si tu postes beaucoup sur les réseaux sociaux, c’est que tu as une faille narcissique – une étude le montre ». Hum. Et voilà encore une porte ouverte pour juger son voisin, pour se juger soi-même et tenter de se conformer à ce qui semble « la norme ».

 

Car voilà ce que nous montrent toutes ces « études » avec toutes leurs catégorisations : il y a une norme, ce qui n’est pas dedans est hors norme et donc pathologique (notons que ça ne va pas de soi, est-ce qu’une personne qui mesure 2 mètres a une taille pathologique parce qu’elle s’éloigne de la norme, de la moyenne ? Certainement pas !).

De nombreux penseurs nous ont déjà mis en garde sur cette pathologisation à tout va. Et pourtant, au nom de la science, on y va franco. On juge, on catégorise, on met dans des cases, on dénigre, on compare, on classe. Qui ? Soi, les autres.

Mais demandons-nous seulement… Est-ce que la science, c’est la vérité ? Je pense que non.

 

Est-ce que ces études sont sérieuses et que montrent-elles vraiment ? Cela dépend, évidemment.

Cela dépend des parties prenantes de l’étude, de la procédure, du nombre d’individus, de sa significativité, des coefficients de corrélation, et toutes les valeurs qualitatives liées. Bref, des détails et de sa qualité.

 

À qui profite cette étude ? Qui la diffuse ? Quelles sont les conséquences ?

Comment est-elle interprétée ?

 

Je suis toujours choquée quand je lis ou j’entends des personnes qui reprennent des conclusions des « dernières études » et qui montrent clairement qu’elles n’ont rien compris.

Parfois même cela aboutit à des contresens énormes. On dit que l’enfer est pavé de bonnes intentions.

 

Pourquoi chercher à comprendre si on croit que la science apporte toutes les réponses à toutes nos questions sur un plateau, sans qu’on ait besoin d’utiliser notre sens critique ?

C’est tellement plus facile !

 

Je vais faire un rapprochement qui ne va pas plaire à tout le monde. La science a le même travers que la religion.

On attend d’elle une vérité extérieure, une réponse à tous nos tracas et nos ignorances.

Et pourtant, c’est un leurre. Un bon gros leurre de facilité apparente. Et les deux peuvent nous enfermer dans une posture où on reste persuadé de détenir la vérité, de pouvoir juger en son nom.

 

Et badadam, l’abus de pouvoir n’est pas loin. Le pouvoir en tant que domination, j’entends.

Ce genre de personnes sont trop ci, pas assez ça, alors on use de répression pour les redresser. Ce genre de personnes sont menaçantes, alors on les divise pour mieux régner. Et voilà un travers humain mis à jour dans les extrêmes.

Et ce travers vient en partie du fait que nous nions sans cesse la diversité, la complexité, la vulnérabilité de notre monde.

Nous tentons de le mettre en petits morceaux dans des petites cases pour bien le comprendre et ne plus être affreusement angoissés quand nous ne le comprenons pas.

 

Je doute que quiconque puisse comprendre le monde dans sa globalité un jour, mais beaucoup prétendent déjà le faire.

Méfions-nous simplement d’eux, faisons appel à notre bon sens et nous en saurons bien plus.

 


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