Je suis bien dans ma zone de confort

Avertissement : Ce message est volontairement provocateur et réac. S’il te dérange, je te rappelle gentiment que tu n’es pas obligé de le lire jusqu’au bout 🙂

 

danse de la joie, danse de la vie

 

Je suis bien dans ma zone de confort et je vous emm*rde !

Ouais, vous, les coaches, les bien pensants qui répétez à n’en plus finir qu’il faut sans cesse sortir de sa zone de confort, comme des petits perroquets qui auraient tous écouté la même chanson et avez choisi de la faire perdurer encore un peu plus.

Non.

Je suis bien là. J’en ai besoin. J’ai besoin de me retrouver, de me reposer. Je me suis sentie poussée à faire des choses que je n’avais pas envie de faire, parce qu’il le fallait.

Et je me suis perdue en chemin. Je me suis laissé polluer la tête par ses messages sans saveur qui fleurissent un peu partout : sors de ta zone de confort (déjà, on note que tout le monde emploie la même expression « zone de confort »), quand on veut on peut, force-toi un peu et les choses bougeront dans l’action.

Mais juste stop !

 

Est-ce qu’on peut vraiment appliquer cette méthode magique qui ne veut même plus rien dire à toutes les situations ? Non ! Certainement pas. Parfois, on a simplement besoin de se reposer, de faire le point, de se rassembler. Et l’été, saison propice à la déconnexion, nous y invite.

 

Alors, oui.

Oui, je me donne la permission de me reposer, de ne pas agir, de ne pas sortir de cette foutue zone. Bouh, c’est mal ! Les bien pensants vont me juger faible et sans volonté. Et tu sais quoi ? Je m’en cogne des bien pensants, ils font ce qu’ils veulent, et je fais ce que je veux. Je ne veux plus culpabiliser à chaque fois que je lis un texte qui incite à se dépasser.

Parce que pour se dépasser, il faut d’abord être bien ancré dans sa position. Et ce n’est pas mon cas. J’ai besoin de prendre mes appuis, de me rassurer, de gagner en confiance. Et surtout : de me faire du bien. Le plaisir, l’envie, la joie, l’élan vital l’emportent toujours à la fin.

 

Si on reste trop dans notre zone de confort, nos plaisirs, nos envies et nos émotions nous le disent. Pourquoi toujours vouloir forcer la nature ? J’ai fait l’expérience qu’elle est bien faite. Lorsqu’on se sent triste, anxieux, vide, c’est qu’on est peut-être resté trop longtemps immobile et éloigné de ses aspirations véritables.

Et c’est réversible ! La nature est doublement bien faite. Bah oui, parce que si on se laissait abattre au premier obstacle, notre espèce aurait pas survécu, pardi !

Alors ayons un peu foi dans cette nature, dans nos mouvements vitaux ! Si mon mouvement vital en ce moment dit que ce serait mieux de ralentir, de me faire plaisir, je l’écoute, et ce peu importe ce que les autre en pensent. Je suis la seule personne à être à l’intérieur de moi et à pouvoir sentir ce genre d’élan.

 

Et je me fous bien des modèles que les autres cherchent à plaquer sur moi. Untel a dit que pour réussir sa vie, il fallait sans cesse sortir de sa zone de confort. Très bien, bravo à lui, c’est son opinion, et il dit ce qu’il veut. Maintenant, je ne peux pas laisser n’importe qui m’ordonner qu’il faut que moi aussi je sorte de ma zone de confort pour réussir. Juste, non.

La nature, si bien faite, n’est pas binaire. La réalité, si on accepte de l’observer et donc de laisser tomber son modèle, est complexe, tout en nuances, et c’est ce qui rend nos existences si fascinantes. Rarement binaire, rarement linéaire, rarement dans l’extrême.

Et ça demande beaucoup de courage d’observer les choses plutôt que de plaquer son modèle dessus en confortant ce qu’on croit ainsi. Ça demande beaucoup de courage de ne pas se laisser tenter par les extrêmes, de ne pas se faire piéger par ces leurres qui auraient réponse à tout.

 

Je choisis d’avoir des questions plutôt que des réponses toutes faites et copiées dans un bouquin à la mode. Si je m’éloigne de ce que je sens au fond de moi, ma joie ne fera pas long feu.

Si je me violente et me force à faire quelque chose que je n’ai pas envie de faire, tout ce que je récolterai, ce sera de la frustration supplémentaire. Ça peut fonctionner sur le court terme, bien sûr, et nous ne faisons pas seulement ce que nous avons envie de faire tout le temps (évidemment !), mais à la longue, ce serait suivre un chemin qui n’est pas le sien.

Pourquoi je ferais ça ?

Et j’emm*rde aussi tous ceux qui me diront que tout ceci n’est qu’une résistance à mes peurs. Vous ne savez pas. Pigé ?

 

Je ne veux pas subir une autorité auto-proclamée. Je suis ma propre autorité, et je le proclame.

Tu n’as pas à subir une autorité auto-proclamée. Tu es ta propre autorité !

 

 

 


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